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 Shimizu Kaito

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Shimizu Kaito

Profession(s) :
  • Adepte du Lotus Blanc
  • Guérisseur

Litang : 1100
Messages : 31
Date d'inscription : 19/05/2011
MessageSujet: Shimizu Kaito   Dim 29 Mai - 23:48

NOM : SHIMIZU
Prénom : Kaito
Sexe : Masculin
Age : 36 ans

Caste : Intellectuel
Profession : Maitre de l’Eau ; Guérisseur d’Alinoa
Culte : Yumarite

Particularités : Porte un très fort intérêt pour tout ce qui est coloré. Ressent le besoin d’être à proximité d’eau.
Physique : La première chose que l’on remarque est la blessure ancienne barrant l’œil gauche désormais aveugle. La seconde est le physique ingrat de l’homme. Et, cela n’est pas dû à la balafre qui, elle, lui donne un certain charme.

Ceux non rebutés par l’aspect repoussant, peuvent remarquer son œil valide d’un vert alliant la beauté du jade de la chaîne des Brumes et la laideur de l’eau stagnante des marais de Katadomo.

Il porte les cheveux coupés assez court. Une façon semble-t-il de dissimuler sa chevelure blanchie avant l’âge. Il pourrait raser le tout, mais il ne désire pas forcer les gens à voir son crâne nu.

Son nez épais et aplati surmonte une bouche affichant une moue continuelle. Est-ce naturel ou volontaire, seul lui le sait. Cependant, il ne l’ouvre que très rarement pour s’exprimer.

Sinon, il est de taille et de corpulence moyennes.

Psychologie : C’est un homme calme et posé, même si ce ne fut pas le cas lors de sa prime jeunesse. De plus, depuis cette époque, il parle le moins possible.

Cependant, il ne rechigne aucunement à être au contact des gens. Il apprécie même grandement être entouré. Du moment qu’on ne l’oblige pas à faire la conversation.

C’est un adepte de la non-violence. Mais modéré. C’est-à-dire qu’il répugne toute forme de violence, qu’il ne l’emploiera jamais, mais qu’il tolère les actes violents d’autrui ne pouvant les empêcher.

Il est fataliste, s’accommodant tant bien que mal de ce que la vie lui réserve sans fuir les épreuves qu’on peut lui imposer.

Bien qu’il aime les êtres humains, il a davantage d’affinités avec le monde animal.

C’est aussi un être paradoxal, car ce qu’il redoute ou craint l’attire irrésistiblement.

Biographie :

Résumé pour ceux qui auraient la flemme de lire toute l'histoire:
 

La petite enfance est souvent inintéressante.

Shimizu Kaito est né troisième fils et cinquième enfant du pêcheur Shimizu Aoi et de la couturière Shimizu Aina à l’est de Droto.
De sa première année de vie, il n’en a aucun souvenir. Pas plus qu’il n’en possède de la seconde et la troisième.
Il sait juste ce qu’on lui en a raconté. C’est-à-dire rien de passionnant.
Ses premiers pas vers son dix-huitième mois.
Ses premiers mots dans les mêmes eaux. Suivis rapidement et fréquemment par de nombreux autres. Trop nombreux même.
Sa petite enfance partagée entre les câlins de sa mère, l’absence fréquente de son père et le chahut de la fratrie auprès duquel il n’avait pas à rougir celui-ci lui étant dû en grande partie.

La mort est poilue et manque d’expérience.

Son premier souvenir personnel lui vient de sa quatrième année. Sa grande sœur, Shimizu Akane, de trois ans son aînée le tenant par la main. Ils se promenaient dans la forêt non loin de chez eux, suivant le cours fluvial, à la recherche de baies. La fillette marchait à grandes enjambées, forçant l’enfant à trottiner s’épuisant rapidement. Le panier de roseau conçu des mains agiles du frère aîné Shimizu Takumi se remplissait rapidement. Encore une heure, et la cueillette prendrait fin. Ainsi que la balade forestière.

Malheureusement, ils ne purent remplir leur panier car un incident les en empêcha. Un louveteau, probablement perdu ou abandonné par sa mère, loin de sa harde donc les avait pisté à l’odeur alléché par le festin promis qu’il attendait fébrilement depuis deux semaines. La bête s’était contentée de survivre en chassant les rares animaux malades qu’elle avait pu se mettre sous la dent, pas grande viande donc.

Le loup affaibli fit abstraction du danger que pouvait représenter des humains et au mépris des méthodes d’attaque élémentaires surgit devant eux se dressant le moins piteusement possible pour se donner l’air le plus effrayant et redoutable qu’il put. Il ouvrit la gueule montrant une mâchoire redoutable malgré l’absence de deux dents, un peu de salive goutta sur le sol et un semblant d’hurlement maladif sortit de sa gorge.

La surprise, les histoires contant la férocité des loups et l’apparence de l’animal eurent l’effet escompté. Les enfants furent effrayés. Mais, ils réagirent chacun différemment. Akane poussa un cri perçant faisant sursauter le monstre poilu puis s’enfuit. Kaito, lui, était subjugué, intrigué, fasciné. Il ne pouvait bouger, ni détacher son regard de la fourrure miteuse laissant voir la peau par les nombreuses touffes manquantes.

L’affamé poussa un grognement faiblard puis bondit avec plus de puissance qu’on aurait pu imaginer venant de l’animal malade. Un coup de patte griffa un bras et sortit l’enfant de sa torpeur.

Enfin, le gamin réagit. Il prit la fuite. Seulement, ses courtes jambes ne l’emmenaient pas assez rapidement. Une griffure supplémentaire lacéra sa tunique et son dos. Mais, la peur sembla lui donner des ailes et il parvint à garder ses distances quelques instants. Malheureusement, le garçon s’était dirigé dans une mauvaise direction. Il se retrouva face au fleuve, bondissant vigoureusement dans son lit suite aux fortes pluies des jours précédents que le soleil récent n’avait encore calmé. Il se retourna vers l’animal se rapprochant dangereusement.

Entre la fureur des eaux et la férocité du loup, Kaito ne sut que choisir. Alors, on décida pour lui. Le louveteau bondit à nouveau, ses griffes fouettant l’air. Une douleur sournoise s’empara de son œil gauche. Puis, l’enfant se sentit basculer emporté par le poids de son agresseur. Les deux chutèrent dans les eaux agitées.

L’humain se débattit longuement dans les flots pour ne pas être submergé. La bête, elle, avait réussi à rejoindre la berge sans souci. Seulement, Kaito était jeune et blessé, et l’inévitable se produisit. Il perdit connaissance puis sombra dans les profondeurs aqueuses.

Seulement, les dieux semblaient avoir d’autres projets que la mort pour le gamin. Ou bien, fut-ce seulement la chance qui le sauva. Toujours est-il qu’il émergea allongé sur une paillasse le corps enveloppé de douleur. Ce qui le surprit le plus fut ce qu’il vit. Plus exactement, ce qu’il ne vit pas. Pour cause, son œil gauche n’était plus qu’une vilaine blessure qu’un alchimiste avait guérie dans la mesure de ses modestes talents. Kaito pouvait s’estimer heureux d’être toujours en vie après le passage de ce charlatan.

L’enfant dut garder le lit deux jours encore. Outre l’affreuse griffure à l’œil gauche, il avait aussi des cicatrices moins moches au bras gauche, au dos. De même que des égratignures aux coudes et genoux qui, elles, ne tarderaient pas à disparaître avec le temps.

Lorsque le passé et le présent sont entremêlés, le futur se dévoile.

Un mois plus tard, la guérison avait bien avancé. Seulement, bien que son œil gauche ne fût plus, la douleur, elle, était toujours présente. Une douleur lancinante et persistante. Les autres blessures étaient guéries, même si son corps gardait encore la marque de certaines.

Outre la souffrance, l’enfant devait réapprendre les gestes du quotidien avec une vue déficiente ne pouvant compter que sur un seul œil. Il lui arrivait toujours de mal juger les distances et donc de faire chuter divers objets, peu grave, et plus que de raison de se cogner, plus embêtant et ravivant la douleur omniprésente.

Le cinquième anniversaire arriva, et enfin, le garçon avait réappris à ne voir le monde qu’avec un seul œil.

Puis, un jour, un an exactement après sa rencontre funeste avec le louveteau, Kaito se rendit sur les lieux du drame. A mesure qu’il s’en rapprochait, les tremblements d’effroi secouant son frêle corps s’intensifiaient. Mais, l’enfant semblait prendre une sorte de plaisir malsain à éprouver cela car il continuait.

Arrivé, la tension accumulée se dissipa d’un coup. Le calme l’envahissait complètement. Il s’assit au bord de l’eau coulant paresseusement dans son lit. Il trempa ses pieds dans le fleuve glacial. Regardant autour de lui, il reconnut le cadre où le drame avait eu lieu. Là, un arbre à l’écorce fendue dont la blessure s’était refermée depuis. Ici, un rocher dans l’eau qu’il avait entraperçu lors de sa noyade poli par le courant. Ou encore là-bas, une racine sortant de terre à présent mâchée par les bêtes sauvages.

Kaito était tellement perdu dans la contemplation des changements opérés par le temps sur cet endroit précis qu’il n’entendit pas les bruits de pas se rapprochant de lui. Il s’agissait de ceux d’une femme entre deux âges aux habits fatigués par les voyages fréquents.

Elle s’annonça, mais l’enfant ne parut pas l’entendre. Elle réitéra pour le même effet. Intriguée, elle décida d’observer le garçon.

Et, ce qu’elle vit l’étonna. L’impressionna même. Et, elle n’était pas une personne impressionnable. Seulement, rares furent les occasions où elle avait pu voir quelqu’un dans un tel état de concentration. Surtout chez une personne si jeune. Elle pouvait même sentir l’énergie qui circulait dans ce frêle être. Limpide, calme mais faible.

Il avait des prédispositions pour rejoindre une Flèche. Là-bas, il pourrait y développer ce qu’il possédait déjà et acquérir ce qu’il lui manquait.

A présent, il fallait qu’elle agisse pour briser, à son désarroi, l’intense concentration de Kaito. Et pour cela, rien de plus simple que d’utiliser ses connaissances. Ce qu’elle fit en invoquant une bourrasque de vent bousculant doucement mais fermement l’assis. Ce dernier se sentit partir et cru qu’il tombait, à nouveau, dans l’eau. La frayeur qui s’empara de lui à cet instant le ramena au temps présent.

C’est ainsi que la Sœur du Lotus, maîtresse de l’Air, proposa au petit de rejoindre l’Ordre. Celui-ci se contenta de la regarder fixement avant de répondre par l’affirmative. Le ton employé donnait l’impression que la réponse aurait tout aussi bien pu être négative.

Donc, après que les parents eurent été prévenus et n’aient pas donné leur désaccord, leur fils les quitta.

L’enseignement se camoufle derrière diverses formes.

C’est donc à l’âge de cinq ans que Kaito rejoignit une Flèche, celle de l’Air, à Droto. Non loin de la demeure familiale, il pourrait ainsi voir sa famille souvent. Seulement, personne ne saisirait cette occasion, comme si aucun lien n’avait existé entre l’enfant et le reste de ses parents.

Là-bas, on commença à lui faire suivre de nombreux enseignements. L’apprentissage de la lecture fut aisé car le garçon était concentré, persévérant, attentif et posé. Et surtout, il n’avait aucunement besoin de parler, cela le lui épargnait même. L’écriture fut plus difficile, mais pas tant que ça non plus.

Il n’était cependant pas doué pour l’arithmétique. Et encore moins avec l’alchimie. Mais, la méditation ne lui posa aucun problème. C’était comme s’il avait un don inné pour cela.

Il fut aussi le sujet de brimades régulières. Pour plusieurs raisons. Il était issu d’une famille pauvre, et les enfants de privilégiés s’en gaussaient. Il avait un physique ingrat, dû en partie à son œil manquant. Et surtout, il restait muet en toutes circonstances.

Sa première leçon de la vie lui apprit que ceux qui ne s’expriment pas n’ont pas leur mot à dire. La seconde était que la différence n’est jamais appréciée à sa juste valeur.

Puis, alors qu’il avait six ans, passés de quelques mois déjà, il sut ce qu’était l’amour. Il avait pris la forme d’une fillette d’un an son aînée. Blonde, un sourire ravageur, un esprit vif et une joie de vivre contagieuse.

Plusieurs semaines passèrent pendant lesquelles les deux enfants ne se quittèrent pas d’une semelle. Ils se tenaient fréquemment par la main lorsqu’ils se promenaient dans l’enceinte de la Flèche de l’Air. Pour la première fois depuis son accident presque mortel, il affichait une mine réjouie.

Malheureusement, il connut ensuite la trahison et l’abandon. La fillette l’avait quitté. Kaito ne le savait pas, et ne le sut jamais, mais elle n’avait pas agi de son propre gré. Ses parents l’avaient retirée de la Flèche risquant d’encourir la colère des Frères et Sœurs du Lotus.

Suite au départ de la petite fille, des méchancetés furent dites sur son compte. Le garçon apprit ainsi une nouvelle leçon. Les absents ont toujours tort.

Il mit du temps à s’en remettre. Seul indice de son rétablissement mental, sa concentration revenue à un état stable. Il sut donc que les blessures physiques ne sont pas les seules à faire mal. Celles psychiques le sont tout autant et agissent plus sournoisement encore.

Il apprit par la suite qu’à ses treize ans, il pourrait suivre des enseignements concernant la magie. Rien que ce mot, magie, l’enchantait. A son énoncé, il paraissait bien plus vivant et enjoué qu’à l’accoutumé. Ce qui n’était pas très dur. Il avait vraiment hâte de grandir. Lui qui n’avait pas encore réellement de désir en avait enfin trouvé un.

Lorsqu’on a peur de l’eau autant s’y jeter.

Peu avant son huitième anniversaire, un nouveau drame frappa Kaito.

Depuis son arrivée à la Flèche de l’Air de Droto, d’autres enfants le tourmentaient. Pas en permanence, mais souvent. Trop souvent, même. Seulement, il se contentait de prendre la situation avec fatalisme. Certains auraient pu voir dans son comportement une sagesse plus ancienne que ne le laissait supposer son âge. Mais, il ne s’agissait que d’un désintérêt total de ce qu’on lui faisait subir.

Donc, un soir, après les enseignements quotidiens et avant le repas, le jeune garçon partit se promener dans la ville, près du fleuve. Il ne savait pourquoi, mais depuis son accident, il adorait errer près du cours d’eau lorsque l’occasion se présentait. Près de l’élément aqueux, il parvenait par la pensée à s’échapper de ce carcan qu’était sa vie. C’est lors de sa méditation que tout arriva.

Un groupe d’enfant, les tortionnaires habituels, s’approcha de Kaito. Ils avançaient avec leur silence habituel, riant, bavardant, chahutant. L’un d’eux aperçut leur victime insouciante du danger la menaçant. Ayant repéré leur proie, les petits monstres se jetèrent sur elle. Lassés de le martyriser et l’insulter, ils passèrent aux dégâts physiques. Un le frappa, suivi timidement, de moins en moins, par les autres. Kaito, surpris, ne put réagir et ne riposta pas. Puis, par un coup de pied, dans la jambe, il chuta, trébucha et tomba dans le fleuve.

Kaito crut revivre le drame ancien. A tel point qu’il eut l’impression d’entendre le hurlement d’un loup. Illusion ou non, les enfants durent l’entendre aussi car ils prirent la fuite. Seulement, le garçon ne savait pas nager. Aussi, comme autrefois, il coula.

Et, à nouveau, il échappa à la mort. Il y vit aussi un signe. Un signe des dieux, même. Certains y auraient vu celui de s’éloigner de l’eau à tout jamais. Mais pas Kaito. Lui, au contraire ne pensa qu’au fait qu’il ait survécu. Pour lui, cela signifiait que l’Eau l’avait choisie. Plus tard, en ayant entendu qu’ils devraient choisir un élément à étudier le restant de leur vie, il se consacrerait à son étude.

Pour se jeter à l’eau, encore faut-il le pouvoir.

Cinq ans. Cinq longues années. Cinq fractions d’éternité pour Kaito. C’était ce que lui avait paru être le temps d’attente avant son départ pour la Flèche de l’Eau à Sikaiddo. Il avait accueilli cela avec fatalisme. Il n’avait pas le choix, autant donc prendre son mal en patience.

Puis, enfin, le jour du départ arriva. Ses affaires furent rapidement préparées n’en possédant pas. Et, n’étant pas supposé apte à survivre par lui-même dans le monde extérieur, un guide lui fut assigné pour le voyage.

Son gardien, outre celle de l’accompagner, avait reçu la tâche de le sensibiliser à son nouvel élément. Et, ce dernier avait une idée toute prête pour cela. L’adolescent ne risquait pas d’apprécier, mais on ne lui demandait pas son avis. Etudier la magie se méritait.

Au petit matin, ils quittèrent la Flèche de l’Air puis Droto. Le meneur décida de contourner la forêt par le nord pour y rejoindre la pointe septentrionale de la chaîne des Brumes. Ensuite, ils traversèrent le continent vers le sud en restant dans les montagnes, à mi-hauteur du sommet. Cela les rallongea mais le guide avait une bonne raison d’agir ainsi. Deux, plus exactement.

Il leur fallut beaucoup de temps pour rejoindre Hong Tsao. Jusque là, ils n’avaient pas eu le malheur de marcher sous la pluie, ni sous la neige. Un signe du destin ou simplement l’expérience de l’accompagnateur. Ils restèrent une semaine dans la capitale. Cela pour cause de pluie.

Cette dernière commença à tomber le lendemain de leur arrivée dans la cité. Dès la chute de la première goutte, et même avant, le guide avait déclaré une halte dans une auberge. Kaito eut interdiction de sortir tant que le mauvais temps perdura. Il aurait bien continué le voyage étant impatient de commencer sa formation et n’ayant pas peur de quelques gouttes d’eau, mais il n’en avait le droit. Et, le jeune homme était très obéissant. Ou plutôt, il ne voyait pas l’intérêt de désobéir.

Puis, ils reprirent enfin la route. Et, après deux jours, un incident perturba le voyage. Une petite bande de bandits sans envergure les agressa. Les deux voyageurs semblèrent des proies faciles. Et, ils l’étaient. Ils ne durent leur salut qu’à l’intervention d’un loup, ou plus exactement de son hurlement effrayant, et de la couardise des pillards.

Un autre incident eut lieu à peine quelques instants avant qu’ils ne puissent apercevoir la mer et le port vers lequel ils se rendaient. Kaito se fit assommer. Par son guide qui plus est. Il ne reprit connaissance que quelques heures plus tard dans une pièce close, avec une porte cadenassée pour seule ouverture. L’adolescent se demandait où il était lorsqu’il sentit le sol bouger. Et, pas que le sol, la pièce toute entière tanguait. Il sut, ou plutôt devina, qu’il se trouvait dans un bateau.

Du temps passa avant que quelqu’un entre dans la pièce. Il s’agissait du guide qui expliqua la raison de son geste. Kaito ne le prit ni mal ni bien, il se contenta d’accepter l’explication.

Donc, le temps de la traversée, il le passa dans la sorte de débarras. N’ayant rien d’autre à faire entre les repas et la nuit, il médita. Il pensa aussi à ce qu’il voulait étudier, l’Eau. Il trouvait étrange de ne pas en avoir vu, ne serait-ce qu’une goutte, tout au long de son voyage. Même pour boire, il n’avait le droit qu’à du lait, souvent caillé.

Puis, au bout d’un temps indéterminé, un changement s’opéra dans son état méditatif. Kaito le sentit mais n’arriva pas à trouver ce que c’était. Mais, à force de chercher, il y parvint tout de même. Alors qu’il était complètement isolé de l’eau, il parvenait à la ressentir. Il tenta donc d’approfondir cela. Mais, il ne parvenait qu’à sentir la présence de l’eau, pas plus. Il ne pouvait dire où et quelle quantité il y avait. Même si en étant sur un bateau, la réponse était simple et évidente.

Et, enfin, il sentit le navire s’arrêter de bouger. Ils devaient être arrivés à destination. Le soulagement de sa libération imminente céda la place à la frustration. Son guide venait d’entrer et lui banda les yeux, lui interdisant de voir l’eau qui l’avait fui tout au long de son voyage jusqu’à Sikaiddo.

Première fois de sa vie qu’il marchait sans voir où il mettait les pieds. C’était très déstabilisant. Il faillit à de nombreuses reprises chuter, mais la poigne assurée de son guide l’en empêcha.

Le temps qui passa lui sembla encore interminable. Comme à chaque fois qu’il ne pouvait agir à son envie. Mais, enfin, le voyage éprouvant toucha à son terme. La Flèche de l’Eau était en vue. Quelques instants plus tard, ils étaient devant, puis à l’intérieur. Là, Kaito retrouva la vue. Mais avant de la voir, il avait déjà ressenti toute la puissance de l’Eau imprégnant l’impressionnant édifice.

Des choix et de l’importance de certains.

Dès son arrivée à la Flèche de l’Eau, Kaito commença à suivre les enseignements dispensés. Certains n’étaient que la redite en plus poussé de ce qu’il avait étudié à Droto. D’autres, les plus nombreux, concernaient l’Eau.

Son quatorzième anniversaire était passé que son ardeur à étudier n’avait diminué. Cependant, il était toujours aussi peu enclin aux relations avec autrui. Il passait son temps seul lorsqu’on ne l’embêtait pas. Outre, des personnes malintentionnées, sa solitude et son air apathique attiraient certains.

Et, dans le lot, un adolescent de deux mois le cadet de Kaito. Celui-ci était tout son contraire. Enjoué, plein d’entrain, vivace, indiscipliné, bavard, vivant. Bien que malingre, il défendait Kaito dès qu’il voyait quelqu’un lui cherchant des noises. Il ne vainquait pas grâce à sa force, faible, mais plutôt par son ingéniosité et surtout son répertoire d’insultes faisant pâlir même les plus bravaches.

Au bout de plusieurs semaines d’une relation de protecteur-protégé, Daichi, car tel était le nom du garçon, voulait que la situation évolue. Il désirait connaître davantage celui qu’il considérait comme son ami. Il lui demanda donc de devenir son ami.

Kaito fut étonné qu’on lui porte un tel intérêt. Qu’on lui porte un quelconque intérêt même. Pourquoi vouloir être son ami, à lui qui n’était rien, qui était la risée de tous. Il n’avait besoin de personne, sinon lui-même. Seulement, une part de lui, enfouie très profondément, éprouvait une sorte de chaleur bienfaisante à cette demande. Il se tortura l’esprit longuement avant de donner sa réponse. Et, elle s’avéra positive.

Ce fut une des décisions les plus importantes de sa vie, et il avait fait le bon choix. A partir de cet instant, progressivement et lentement, il revenait parmi les vivants. Ce ne se fit pas du jour au lendemain, mais il réapprenait à vivre au milieu des autres et non cloitré dans sa bulle protectrice. On l’importunait toujours mais il se défendait à présent. Et, il n’était pas seul.

Kaito avait à présent quinze ans et sa plus grande crainte, l’abandon par son ami, ne s’était toujours pas réalisée à sa grande joie. Il avait seulement des difficultés à laisser Daichi seul, mais y parvenait en se faisant violence. Il savait que s’il l’étouffait trop, ce dernier pourrait décider de partir loin.

Jusqu’à ses seize ans, il n’arrivait pas une semaine sans laquelle Kaito ne vit Daichi revenir de ses escapades avec une nouvelle blessure. Cela l’attristait, surtout car il ne pouvait rien faire pour l’aider. Si seulement il savait comment guérir autrui, il pourrait soulager les afflictions physiques de son ami.

Et, avant d’atteindre les dix-sept ans, Kaito avait fait son choix. Il étudierait la guérison. Pour que son ami puisse continuer à vivre ses aventures dangereuses en sachant que lui serait là pour l’épauler en cas de problème. Mais, une ombre apparut au tableau, Daichi avait décidé d’étudier le domaine de l’eau.

La guérison d’autrui passe préalablement par la sienne.

Et voilà, Kaito eut finalement ses dix-sept ans. Il allait pouvoir étudier la guérison et tenter de maîtriser ce domaine.

Ce jour-là, il fit la connaissance du maître qui allait lui enseigner les rudiments de son domaine. Ce dernier ressemblait comme deux gouttes d’eau à l’homme qui quatre ans plus tôt l’avait guidé jusqu’ici. Et pour cause, il s’agissait de son frère jumeau. Kaito avait de suite remarqué les détails les différenciant, mais cela ne l’empêcha pas d’être troublé en sachant qui allait s’occuper de lui.

La première chose que fit son nouveau maître fut de le soumettre à l’isolement. La première partie de l’étude ne se déroulerait qu’entre eux deux.

Les premiers jours, Kaito était soumis à des exercices basiques de concentration. Mais, il en était incapable. Ses pensées allaient à son ami. Il avait peur que celui-ci pense qu’il l’avait fui et que Daichi ne revienne sur le serment d’amitié qu’ils avaient conclu quelques années avant. Il était dans l’impossibilité de faire le vide dans son esprit. Toujours, une partie de son esprit s’égarait vers celui qu’il appelait avec joie son ami. Il avait peur qu’à la fin de son entraînement, lorsqu’il reviendrait, il ne le revoit plus.

Son maître laissa passer une semaine. Puis, une autre. Un mois s’écoula ainsi.

Kaito était complètement effondré à la fin de ce mois. Il n’avançait à rien, obnubilé qu’il était par son ami et le fait qu’il allait surement l’abandonner. A maintes reprises, il avait voulu s’enfuir, rejoindre Daichi, mais son maître l’en avait empêché à chaque fois.

Son maître, car tel était ainsi qu’il devait l’appeler ne connaissant ni son nom ni son prénom, l’autorisa à sortir. Mais seulement pour une courte heure. L’adolescent ne se fit pas prier et partit à la recherche de son ami.

Mais, à peine avait-il fait un pas qu’il s’arrêta. Il ne pouvait pas le rejoindre ainsi. Comment allait-il pouvoir justifier son absence et se faire pardonner. Non, décidément, il ne pouvait se présenter devant Daichi après si longtemps.

Il était en train de se torturer l’esprit lorsqu’il entendit une voix familière. Celle de son ami. Enjouée, contente. Il n’eut le temps de réagir qu’on le serrait dans ses bras.

L’heure passa rapidement. Daichi ne s’arrêta pas de parler. De tout. De rien. Il parla de ce qu’il faisait, s’interrompant uniquement pour avoir des nouvelles de la formation de Kaito. Au bout de cette heure, un maigre sourire apparut sur son visage. Daichi était toujours son ami.

C’est accompagné par cette pensée réconfortante qu’il retourna voir son maître. Et, il eut le droit à un sermon mémorable. Il lui rappela les préceptes de l’amitié et insista sur la confiance en l’autre. Il étendit cela aux relations avec les autres personnes. Kaito comprit que son attitude n’était pas la bonne.

A compter de ce jour, il changea. Imperceptiblement au départ, mais plus visiblement au fil des mois. Il avait retrouvé sa maîtrise de soi, sa confiance en soi et surtout en autrui. Lorsqu’il voyait Daichi, il profitait de ces moments. Lorsqu’il en était loin, il se concentrait sur sa tâche. Mais, son maître avait rajouté que penser à ses amis ou toute autre personne n’était pas mal, il fallait juste ne pas se laisser accaparer par cela. Il se rapprocha même d’autres personnes. Ceux qui jadis le persécutaient et avaient continué un temps se trouvèrent une nouvelle victime et le laissèrent tranquille.

La guérison, ou l’art de tuer.

Vingt ans, et Kaito ne connaissait pas encore toutes les bases de la guérison. Et pour cause, elles étaient vastes. Les derniers mois, il les avait passés à étudier la guérison du corps. Plus exactement, comment fonctionnait le corps. Car, sans cela, impossible de le soigner efficacement.

Vingt-deux ans, et il avait enfin effectué sa première guérison. Il n’avait pas agi seul, toujours son maître le supervisait. Un soin simple et basique. La cicatrisation d’une plaie bénigne.

Vingt-trois ans, et une nouvelle épreuve lui fut proposée. Il devait pratiquer un dérivé du domaine étudié. La guérison sous-tendait le soin. Mais aussi son contraire. Kaito devait, volontairement, infliger une blessure. Il devait s’exécuter sur un animal. Seulement, le jeune homme refusa. Il était hors de question pour lui de blesser autrui, fut-ce une bête.

Son maître comprenait et respectait sa décision même si elle freinait l’apprentissage. Il était toutefois nécessaire d’en passer par là. C’était même une étape cruciale. Il allait donc utiliser une méthode personnelle. Il demanda donc à Kaito de le blesser lui. Ce dernier refusa même lorsque son maître le lui ordonna. Il lui fut donc proposé de se l’infliger.

Après un moment, Kaito se rendit compte qu’il s’agissait de la seule manière d’obéir à son maître. Celui-ci le rassura en lui promettant d’inhiber la douleur, chose que l’élève pourrait normalement faire à la fin de sa formation. Il se concentra, comme s’il voulait soigner une blessure, mais cette fois en écartant les chairs au lieu de les rapprocher. Il fut surpris, d’abord par l’absence de douleur, puis par le fait d’avoir réussi. Il voyait le sang goutter de la plaie sans rien sentir sinon l’épuisement habituel. Son maître, satisfait, sans effort apparent le soigna.

A vingt-quatre ans, lors d’un nouvel exercice de soin, un élément extérieur perturba sa concentration. Comme à chaque moment important de sa vie, il s’agissait d’un hurlement de loup. Ils étaient en extérieur, tentant de soigner la jambe brisée par la chute d’une branche d’un bûcheron. Le recollement des os brisés s’était déroulé sans accroc, même si son manque d’expérience avait rendu l’étape longue. Alors, qu’il cicatrisait les plaies, le cri advint. Déstabilisé, il relâcha sa vigilance, et les os qu’il pensait avoir ressoudé se retrouvèrent en mille morceaux. Le blessé hurla de douleur mais le maître la calma rapidement. Puis, il ordonna à son élève encore sous le choc de reprendre la guérison.

Il apprit durant ces années-là que la guérison pouvait se révéler très dangereuse si mal utilisée.

Lorsque l’on devient son propre maître.

Encore dix années. C’est le temps que passa Kaito sous la tutelle de son maître. Il approfondit ses connaissances pratiques et théoriques. Il passa par divers échecs et réussites. Il lui arriva de ne pas pouvoir soigner certaines personnes. Cela le troubla, mais cela faisait partie de la vie.

Finalement, l’apprentissage arrivait à son terme. Tout ce que savait le maître avait été transmis à l’élève. Seule l’expérience lui permettrait d’en faire le meilleur usage qu’il soit. Et, étant seul juge en la matière, son maître le considéra digne d’être à son tour maître.

Cela étant, ça ne signifiait pas encore que Kaito était maître. Pour cela, il lui fallait faire la preuve de ses compétences. C’est donc en présence de nombreux maîtres, pas nécessairement de son domaine, qu’il passa l’épreuve qui dirait si oui ou non, il pourrait être un des leurs.

L’examen dura longtemps. Plusieurs jours même. Afin que Kaito montre l’étendue de ses connaissances. Et, c’était lui le sujet. Chaque énoncé donné, il devait le faire sur lui-même. Cela ressemblait fortement à une séance de torture. D’auto mutilation. Il dut user de tout son savoir ne serait-ce que pour tenir le choc. Car, il n’eut ni le droit de dormir, si celui de manger et encore moins de s’abreuver. Une vraie épreuve de survie.

Il perdit connaissance au cinquième jour.

A son réveil, son maître se trouvait à son chevet. Ce dernier avait assisté à l’entièreté de l’épreuve et tenait à être là lorsqu’il émergerait. Ce fut donc son mentor qui lui annonça la bonne nouvelle. Il était à présent l’égal de son maître. Un maître lui-même.

Une chose lui trotta dans la tête. Comment pouvait-il être maître alors qu’il s’était évanoui pendant le test. La seule chose que son maître put lui dire c’est qu’il s’agissait principalement de la prise en compte de la façon de se comporter, l’endurance et surtout la facilité du l’utilisation du don et la manière d’en user.

La première chose qu’il fit fut de remercier son maître qui avait été là pour lui pendant dix-sept ans. Qui l’avait guidé et accompagné sans jamais faiblir ni faillir. Il lui en était reconnaissant à vie.

Guérir, oui, mais à certaines conditions.

Libéré de son lien d’élève-maître, Kaito n’avait plus de réelle raison de rester à la Flèche de l’Eau. Daichi était déjà parti plusieurs années plus tôt, et son maître n’avait plus rien à lui enseigner. Ce qu’il lui restait à apprendre, il devrait le découvrir par lui-même.

Son maître lui avait entre autres appris que rien ne valait la pratique. La Flèche convenait parfaitement pour cela, mais trop de mauvais souvenirs y étaient rattachés. Il devait, et voulait, partir. Il pourrait se rendre dans un village. Il serait au calme, mais il n’avait pas envie de voir et revoir toujours les mêmes têtes. Cela lui rappellerait encore trop la Flèche. Voyager était aussi une autre solution, pratiquer et améliorer son art sur les routes. Il craignait de ne pas avoir le physique pour tenir la distance, et depuis son arrivée à Sikaiddo, il n’aimait plus vraiment les voyages.

Heureusement, lors de sa formation, il avait ouï dire qu’Alinoa était réputée pour son dispensaire accueillant tous ceux qui nécessitaient des soins. Là-bas, il pourrait s’améliorer et être au contact de nouvelles personnes. Avant, il fuyait les gens. Maintenant, il recherchait leur présence, leur contact. Tout ça grâce à son maître et son ami.

Il partit donc pour Alinoa. L’accueil qu’il y reçut fut mitigé. Ses capacités étaient appréciées à leur juste valeur, mais son statut de Frère du Lotus ne l’était pas, lui. Certains avaient encore la rancune tenace et même s’ils toléraient sa présence ne le faisaient qu’à contre cœur.

Presque deux ans passèrent. Deux années au cours desquelles, il ne revit son ami qu’à trois reprises. A chaque fois, ce dernier avait besoin de ses soins. Celui-ci arrivait toujours à le surprendre par l’étrangeté de ses blessures. Mais, à présent, quelles qu’elles soient, il parvenait à les guérir. Et, ne revoir Daichi que peu de temps ne le faisait plus souffrir comme autrefois. Même s’il aurait préféré jouir de sa présence plus longtemps à chaque fois. Seulement, la vie était ainsi faite.
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Neko
Maître du Jeu

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MessageSujet: Re: Shimizu Kaito   Lun 30 Mai - 9:05

Que dire ?

Je suis impressionné par cette fiche vraiment ! J'en recommande vivement la lecture à tout le monde, il y a beaucoup d'idées et des très bonnes ! C'est long mais c'est très bien !

Ah oui.. Fiche validée (une évidence ) !

Bon RP parmi nous ! Et n'oublie pas de poster au coffre fort pour recevoir quelques sous !

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Hanayo
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MessageSujet: Re: Shimizu Kaito   Lun 30 Mai - 9:41

Bienvenue à toi et bon RP parmis nous! :)


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Han Main d'Or

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MessageSujet: Re: Shimizu Kaito   Lun 30 Mai - 17:18

Ouap ! J'aime beaucoup !
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Date Masamune

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MessageSujet: Re: Shimizu Kaito   Lun 30 Mai - 20:00

[n'a rien à faire là]

un nouveau borgne et de Droto en plus XD

[Disparait finir sa fiche Ja Ne]
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Shimizu Kaito

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  • Guérisseur

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MessageSujet: Re: Shimizu Kaito   Mar 31 Mai - 0:18

Merci beaucoup pour votre accueil.

Concernant les sous-sous, je passerais les prendre lorsque j'en aurais besoin et que je n'aurais pas la flemme d'écrire deux lignes pour les réclamer :)

Et, sujet à l'autre borgne qui fait son jaloux, moi je n'ai pas besoin d'inventer une histoire rocambolesque de dragon pour expliquer la perte de mon oeil alors que je parie que tu t'es juste fourré le doigt dans l'oeil trop profondément :D

Ah, et j'espère que la suite de mes écrits sera aussi intéressante que la fiche.
Cependant, je vous rassure, ce sera moins long, beaucoup moins long ;)
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Shotam
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MessageSujet: Re: Shimizu Kaito   Mar 31 Mai - 7:04

Bienvenue parmi nous l'ami !

Bon RP à toi, j'espère que tu vas t'amuser ici autant que nous (peu nombreux pour l'instant )


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MessageSujet: Re: Shimizu Kaito   

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Shimizu Kaito

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